Oser la relation,  Podcast

Un verre avec Myriam L’Accorderie du 18ème

Un lieu de relations où la valeur d’échange est 1h de temps.

 

Myriam nous explique le concept des Accorderies : une association locale dans laquelle les accordeurs (adhérents à l’Accorderie) viennent mettre à disposition des autres 1h de temps de service. Ces services pouvant être 1h de repassage, 1h de bricolage, 1h de cours d’aquarelle ou encore 1h de shiatsu, etc.
Grâce à ces dons, les accordeurs disposent d’un compte épargne temps avec du crédit quand ils ont donné des heures et du débit quand ils reçoivent des services.
Finalement, une Accorderie est un véritable marché économique où la valeur d’échange est le temps, le service. On retrouve dans ce « marché économique » une monnaie de référence, des échanges, un mode de régulation, et des projets et des relations entre les accordeurs.

 

La richesse du temps rebat les cartes de la vie ailleurs,

 

en permettant aux uns d’être riches quelque part, aux autres d’être généreux, ou à d’autres encore de devenir très attentifs à leurs ressources. Quand on y pense, dans une Accorderie, beaucoup de cartes se rejouent, alors cela crée des émotions fortes, des tensions ou des projets communs. 

Le bénévolat est « rémunéré » en… temps

Une Accorderie est aussi un lieu où les personnes qui donnent de leur temps pour faire fonctionner l’association locale sont crédités en heures sur leur compte épargne temps. En effet, les accordeurs s’investissent dans le conseil d’administration de l’association, dans l’équipe d’accueil, dans l’instance de médiation, etc.

Ce n’est pas tout ! Quand une personne a une idée qui peut intéresser les autres accordeurs, elle la partage, ils discutent ensemble du projet et le montent quand tous se sont encordés !

Une nouvelle rencontre riche en liens !

 

Durant l’interview, Myriam partage plus profondément sur sa façon d’animer, de faciliter la vie des groupes créés dans cet espace inédit. Les individualités se frottent au groupes et inversement.
Puis, elle parle de sa posture professionnelle et de la façon dont elle facilite les relations : en faisant, tout le temps, des allers retours sur la vie intérieure et la vie publique.
Les rencontres se vivent en humanité, avec des allers retours entre l’expérience personnelle et l’expérience du groupe. 

S’accorder pour vivre ensemble.

… est le titre de ce nouveau « Verre avec » que je vous invite à boire ! (en cliquant sur l’image ci-dessous)

Lien vers le podcast

 

Pour conclure voici ce que j’ai envie de retenir de cette rencontre :

 

  • Dans une Accorderie se rejoue le système des richesses. On peut être riche de temps, et par conséquent donner beaucoup pour avoir de nombreuses heures à crédit ou justement enfin de pouvoir distribuer sa richesse.

    Tout simplement, on peut être pauvre en dehors d’une Accorderie et riche à l’intérieur et inversement !

  • L’aller-retour permanent dont Myriam parle, entre ce qu’elle vit dans l’animation des groupes ou dans les relations avec les personnes et sa vie émotionnelle et intérieure. Myriam met au coeur de sa posture professionnelle la transparence sur son vécu comme un vecteur de facilitation des relations.
  • L’Accorderie a trouvé son origine au Québec et il en existe 37 en France.
  • La rencontre en humanité se fait dans d’autre dimension que la simple écoute. Elle se fait par le corps, le coeur, les énergies, les émotions. L’écoute est complète et nous avons besoin de cette écoute pour vivre et apprécier d’être en groupe.
     

    Pour aller plus loin :

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